Jeudi 5 mars 2009
4
05
/03
/Mars
/2009
17:20
Cette toile que j'aie faite à l'huile dit la beauté de la vie et les dangers de la science

Le progrès La
science ne se pose guère la question de l'utilisation dangereuse ou nuisible des découvertes qui jalonnent son parcours. L'embryon sur lequel on prélève des cellules pour éventuellement les cloner
est-il une personne? Qu'est-ce qu'une personne? La recherche scientifique n'est pas de nature éthique.
En dehors de quelques réactions isolées (Jacques Testart interrompant ses expériences in vitro parce qu'il estimait qu'elles ouvraient la voie à l'eugénisme), aucune mise en garde ne semble
pouvoir décourager ou limiter les scientifiques.
Grâce à sa dimension éthique, la philosophie peut appeler à plus de lucidité à l'égard des comportements que ces découvertes entraînent. Mais la question se pose de savoir si l'idée de
progrès n'est pas une illusion.
Les technosciences, dont le développement devait améliorer nos conditions d'existence, n'ont pas tenu leurs promesses
La machine a épargné à l'homme des tâches ingrates, mais elle l'a souvent privé de travail. L'idée de progrès devient peut-être alors, comme le suggère Georges Canguilhem (1904-1995), une
idée décadente. Liée à la foi dans la raison, l'idée de progrès apparaît dès le XVIe siècle, au moment du premier essor scientifique. Le premier à en parler, le philosophe anglais Francis Bacon
(1561-1626)défend le principe d' un progrès continu dela connaissance. Il est suivi dans cette voiepar Descartes puis par Condorcet (1743-1794), qui brosse le tableau des progrès de l'esprit
àtravers l'histoire.
Par Nicole
-
Publié dans : huile sur toile
-
3